UA POU
Et bien voilà, c'est fait, nous avons raté LE festival des Marquises, une splendeur, parait-il, amazing comme on dit outre-Atlantique, des costumes ouflala, des factices de luttes de guerriers, ils ont tranché le cœur d'un porc ! Moi j'appelle ça de la sauvagerie, pas de la danse, enfin bref...
Nous on s'en fout, on a retrouvé Capella et Louanne a retrouvé ses manuels scolaires (Oh joie !), n'empêche qu'elle écrit beaucoup moins depuis, ça repose sa bosse de l'écriture, oui madame !
Ua Pou nous a émerveillés dès notre réveil avec ses formes spectaculaires, toute en pics et falaises, ses contrastes roche volcanique rouge sur verdure intense, un décor très prometteur, comme toujours depuis la mer. Le mouillage d' Hakahau est une pure chienlit, mais c'est le cas de toute la côte ouest car la houle rentre gaiement et ça roule, et ça roule et ça roule... On a tenu quand même trois semaines, fêté Noël et le nouvel an, fait un tour en voiture dans l'île et fait une promenade sur les hauteurs. Ua Pou vaut le détour pour le paysage, mais pour les autochtones c'est une tout autre affaire : l'argent de la France oui, mais les français non !
Et comme les photos valent mieux que tous les mots, en voici quelques unes...
NUKU HIVA
Y'a du monde à Taiohaé, la capitale, disons plutôt le haut-lieu, 70 bateaux en moyenne pour une baie qui en comptait une quinzaine ces dernières années ; il faut dire que météo France a bien fait peur à tout le monde avec ses annonces de cyclones pour novembre, du coup les plus hésitants se sont résignés à monter et nous voilà tous réunis, les familles avec des petites enfants, des bébés même, alors il y a de la vie et de l'animation, des cours de zumba, la guerre des boutons entre les clans d'enfants (ça reste gentillet, pas d'inquiétude), de belles rencontres et tout le tintouin.
Une baie bien rouleuse encore mais nous avons trouvé la parade depuis quelques semaines : eh oui, l'ancre arrière c'est de la balle !
Nous avons rencontré Daniel LE cycliste de l'île, sur un Lapierre avec pédales automatiques, qui nous a invité à venir chercher un pot de miel et depuis nous ne nous quittons plus. Chantal et lui nous offrent l'hospitalité dans leur magnifique maison, toute ouverte sur la nature, ils nous promènent avec leur 4X4, proposent de laver notre linge, c'en est presque gênant... Inédit, le ramassage de la fiante d'oiseau dans une caverne accessible seulement par la mer, un excellent engrais pour le jardin, bref on se donne des coups de main, Bert devrait prochainement faire du bûcheronnage et j'ai fait des massages de pieds, et les filles ont été gâtées : Chantal leur donne des robes qu'elle ne met plus, elles sont pas belles mes fifilles ?
L'île de Nuku Hiva est très variée, il faut absolument voir l'intérieur des terres : le plateau de Toovi ressemble à la Nouvelle Zélande, plat, vert et plein de vaches et de chevaux, la route du col offre une ambiance semblable à toutes les routes de col, étroitesse, fraicheur, brouillard et les pins qui ont été plantés transforment le paysage, ça rappelle la montagne, ça fait du bien.
Et comme le dit l'adage, les photos valent mieux ...
Les Okamaugo vous nous manquez, Mumu, si tu voyais tous les chevaux qu'il y a par ici ! On pense à vous.
Les Marquises c'est magnifique, mais les bestioles nous gâtent vraiment le plaisir, à l'heure où je vous écris, je compte déjà au moins 10 piqûres, dans le coup, sur les bras, les mains, les pieds, la figure et pourtant ça ne fait qu'une demi-heure... On vous embrasse bien fort.



























