Pas grand monde à Maré, pas de blancs non-plus en dehors des touristes, austère, non, sauvage oui, petites routes peu fréquentées, hébergement en tribu, on fuit la coutume, on trouve ça gênant , d'autant qu'on ne sait pas quoi se dire, alors on vise plutôt les campings, c'est plus cher, mais on fait notre vie. Il est des gens qui adoooorent ça l'approche anthropologique des autochtones, et il y a nous, tout est dit.
Que dire de Maré ? La fête du vivaneau est une sorte de fête au village, qui attire les gens des villages voisins, la musique n'était pas de notre goût et la bouffe un peu chère, on a préféré manger nos pâtes que de se jeter sur le premier saucisse-frites venu. Ca c'était le samedi, le dimanche était sûrement fantastique, mais comme à notre habitude, dimanche nous avons enfourché nos vélos et nous sommes allé voir ailleurs, surpris ?
Sinon on se la coule douce, on fait des petites étapes.
Quand les bateaux de croisière arrivent, c'eset le va-et-vient incessant des bus et des taxis qui vomissent leur passagers sur la plus belle plage de l'île, Cengeité, à seulement 12 km du débarcadère. Ici le frifri (beignet) est à 5 dollars contre 200 francs en temps normal, fuyons !
Shabadran impraticable, la plus belle baie de toute la Calédonie, dommage, il pleut des cordes, on dort dans la case et on socialise avec les enfants qui nous ont apprivoisés après un jour d'observation.
Le temps nous presse, il faut partir, d'autant que le Betico avance sa rotation d'une journée. Toutes les îles Loyauté ont quelque chose à offrir, si nous avions notre Paï-Mé, nous les aurions éclusées, mais voilà... Nostalgique ? Non, pas encore. Frustrés de ne pas pouvoir tout voir ? On apprend, on apprend...