Ah, la Dominique, que dire ?
Quelle beauté, les gens, quelle gentillesse et quelle paix. La Dominique, voilà déjà quasi 15 jours que nous y sommes et nous ne nous en lassons pas. Une île volcanique (tiens donc) avec des eaux profondes, ce qui nous oblige à prendre des corps-morts (une bouée), en dehors de Portsmouth où nous mouillons par 4-5 mètres de fond en attendant Aurélien et les acheteurs d’Okamaugo pour une vente en dehors des eaux françaises, histoire d’économiser l’octroi de mer, au bas mot équivalent à 20% de la valeur du bateau.
Là nous nous payons les services d’un chauffeur pour une visite du nord de l’île avec Dylan. Dylan, comme pas mal de Dominicains a vécu quelques années en Guadeloupe, alors il parle français, ce qui nous facilite grandement la compréhensive quant aux explications nombreuses qu’il nous donne sur son pays, la flore et ses propriétés médicinales, les habitudes des habitants et tout un tas de réponses à nos questions diverses et variées. Dylan est incollable, il travaille habituellement pour le gouvernement au parc national et occupe ses jours de congé à promener des touristes avec son minibus. A la question « Est-ce que tu pars en vacances de temps en temps ? » il répond que cela fait bien longtemps qu’il n’est pas parti, mais qu’il profite parfois de la mer pour emmener ses enfants déguster des noix de coco (riches en magnésium et potassium), « bon pour les os », nous dit-il et se tremper : « bon pour les articulations ».
La bière locale, la Kubuli est une bière légère (seulement 4,5% d’alcool) qui réjouit nos papilles le temps d’une halte dans une échoppe de Portsmouth, un jour de grande chaleur. On trouve de la bière dans pratiquement tous les pays du monde, alors on goûte, normal non ?
En descendant vers le sud, nous nous arrêtons à Coulibistrie, puis à Salisbury. Là nous rencontrons un jeune pêcheur qui nous raconte qu’il a vécu en Guadeloupe pendant 4 ans mais qu’il est rentré au pays car trop de violence et d’insécurité. « Là-bas on te vole et on te tue, tu deviens fou », nous dit-il. Il nous dit aussi : « Ah, Paris, la France, RMI, en Amérique, rien ! », no comment.
Dernière halte en Dominique : Roseau, la capitale. Ici les gens sont plutôt « poupoune », ce qui signifie « bien habillés », ça grouille au cœur de la journée, puis vers 18h, plus personne en ville, étonnant. Peut-être sortent-ils plus tard, mais nous rentrons au bateau et nous ne le saurons pas. Ici pas mal de petits supermarchés, un marché local, plusieurs boutiques de prêt-à-porter, le financial center qui abrite les bureaux du gouvernement et l’office de tourisme.
De Roseau nous prenons un taxico (pour taxi collectif, vous l’aurez deviné) et c’est parti pour le Boiling Lake, le lac bouillant, le deuxième plus grand au monde. Il fait un temps de m…., comme souvent lorsqu’on part en excursion et les chemins sont plus que boueux dans la forêt humide, ça aurait dû nous mettre la puce à l’oreille ce terme « rain forest »… Bref, c’est grandiose, on a les jambes bien cassées (et oui, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend, après une montée, une autre montée, les marches font 50 cm de haut), mais les enfants sont contents, ne râlent pas, il faut dire que Tanguy s’est lancé dans la narration du Seigneur des Anneaux version longue, ça occupe les esprits. Sortez du chemin pour pisser sans prendre de repère et vous êtes perdu tellement la végétation est épaisse.
Arrivés au bout de la balade, on saute dans nos maillots de bain, puis dans les eaux sombres et fraîches de Titou Gorge pour une remontée à la nage jusqu’à une petite chute, mignon tout plein. Puis c’est la douche tiède avant de rentrer par la route le long de l’usine de géothermie et son immense bouche à vapeur, la même qu’à Montserrat d’ailleurs.
La veille nous sommes allés plonger à Champagne Beach, voyez-vous ça, il y a un tas de petites bulles qui remontent du sol, avec des courants tièdes, c’est merveilleux, des couleurs et des poissons fantastiques, mais voilà, vous ne les verrez pas car notre appareil photo étanche est mort la semaine dernière. Il faut savoir que les appareils dits « étanches » ne le sont que pour photographier les escargots sous la pluie, mais qu’il ne faut en aucun cas les immerger, ou bien jamais les ouvrir, ce qui pose un problème certain pour la recharge des batteries ou la récupération des photos… Si quelqu’un a un conseil, qu’il n’hésite pas à en faire profiter les copains.
Aujourd’hui c’était visite de la pointe sud de l’île, Scott’s Head et Soufrière bay et sa piscine d’eau chaude en bord de mer. Génial. Nous en sommes ressortis tout fripés et tout ramollis, avec des articulations toutes neuves, enfin ça reste à voir… Une journée tranquille, il faut dire qu’on a fêté les 40 ans de Marie hier soir et on a veillé jusqu’à 2h du mat et ce matin c’est avec des yeux en trou de pine qu’on a hélé notre taxico.
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La Dominique il faut y venir ! C’est du concentré d’Aventure et de découverte. On peut tout faire ici : voile, plongée, montagne, kayak, canyon, VTT, fumer de la gandja et voir des baleines (roses), manger du poulet grillé, de la coco fumée (copra), des mangues et encore des mangues, des pousses de palmiers…
C’est une forêt digne de l’Amazonie, 365 rivières, des cascades, des lacs, 7 volcans en activité, des soufrières, des sources d’eau chaude, froide, soufrée ou bonne à boire.
Viendez-y !
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