Hola qué tal ?
Voilà quatre jours que nous sommes arrivés à Minorque l’île la plus au Nord des Baléares.
La traversée Barcelone-Ciutadela aura duré 28 heures à la voile avec 10-15 nœuds de vent. Nous avons rencontré des dauphins, un vrai banc d’au moins 20 mammifères.
Minorque est très belle et réserve plein de surprises, des balades, une eau claire et chaude, des paysages variés. On a beau être au mois d’août, on trouve toujours à se mouiller dans les calanques.
Nous avons dû décaler nos horaires, on se lève tard, on déjeune vers 11h, on mange à 4-5 heures puis le soir tard, vers 9-10h, des vrais espagnols.
On a vu des habitations taillées dans la pierre, une nécropole, des calanques taillées dans la roche, des villages pittoresques et d’autres un peu moins.
Juste avant ça, nous sommes restés quelques jours au port de Barcelone, une chaleur accablante, des moustiques, mais une très belle ville quand même, malgré que la plupart des monuments de Gaudi (architecte espagnol) soient en réfection. La ville grouille de monde en début de soirée dans les avenues pleines de commerces qui sont les mêmes que chez nous, et ça ce n’est pas notre tasse de thé. La bière en revanche est très bonne, ici pas de Ricard.
Bert pensait en avoir terminé avec le boulot et bien non, sur un bateau il y a toujours à faire, des petites choses qui prennent du temps et nous n’avons en plus jamais tout ce qu’il faut pour les faire.
Nos contraintes sont surtout techniques : trouver à se connecter pour envoyer des nouvelles et récupérer des fichiers météo, mettre à jour nos programmes et nos pilotes de périphériques (notamment celui de l’antenne wifi) qui ne fonctionne plus alors qu’il fonctionnait à Gruissan… Et comme nous ne sommes pas informaticiens, c’est un peu compliqué.
Du matériel neuf qui ne fonctionne pas, qui fuit et maintenant que nous sommes partis personne pour les changer ou réparer (vive la technique et l’obsolescence programmée un peu trop poussée !).
Trouver filtres et pièces de rechange pour le moteur, facile à Gruissan mais plus complexe à l’étranger.
Nous aurions dû anticiper tout cela : bref on apprend et il faut bien lever l’ancre un jour.
Autre contrainte, trouver et économiser l’eau douce pour aller le moins souvent possible dans les ports : un verre d’eau pour se laver dents et bouche, 5l pour 4 douches d’eau douce à l’arrière du bateau avec un pulvérisateur de jardin (après nettoyage dans les plus grandes et belles salles de bains du monde – la mer – vaste mais salée).
Pour la vaisselle c’est Emma la responsable du nettoyage, toujours à l’eau de mer, et Louanne le rinçage à chaque repas : les corvées commencent ! Quand elles seront aptes à tenir la barre, nous pourrons établir des quarts et tout le monde fera de tout. Aujourd’hui on se cantonne à nos capacités propres et pour Emma c’est la vaisselle. D’autant qu’elle brasse dans l’eau et que cela lui plait par-dessus tout !
Par contre pour l’électricité nous sommes largement autonomes pour l’instant. Les panneaux solaires suffisent et il reste l’éolienne (pour laquelle il faut remplacer les roulements que nous n’avons pas) et l’alternateur d’arbre d’hélice en complément.
Malgré cela, la vie est plutôt douce sous le soleil méditerranéen. Nous perdons peu à peu le rythme de vie de Haute Savoie, marchons moins vite, prévoyons moins de chose à faire (pour les faire le lendemain) mais avons encore l’air de bons touristes en vadrouille.
Les tapas, glaces, bières ….très appréciées par tout le monde, surtout Emma.
Voilà un premier aperçu de notre voyage ; l’aventure continue et nous vous tiendrons au courant des événements.